Tradition

Maquillage

Dans son intérieur traditionnel, cette belle algéroise finit de maquiller ses yeux avant la célébration de son mariage. Ses bijoux en or, rehaussés de pierres précieuses, témoignent de son goût de citadine pour ce qui est fin et délicat. Avec son caftan brodé de fil d’or définissant des arabesques aux mille éclats, parée de son diadème appelé „khit errouh“ (fil de l’âme), elle est certaine d’être la plus belle.


Le voile

Dans une ruelle de la Casbah d’Alger, cette algéroise, comme ses aïeules, dissimule son charme aux yeux des passants. Seule une voilette brodée agrémente le voile uni d’où surgissent des pans de chevelure sobre.


La mariée

Pour cette circonstance particulière, la mariée Tlemcenienne est parée de bijoux de très grande valeur, souvent prêtés par des membres de la famille. La mariée porte un maquillage spécifique sur les joues et sur la lèvre inférieure : des points blancs sur fond rouge. La femme qui se remariera ne le portera pas.


Le charme

Aujourd’hui c’est la fête. Avec son foulard et sa gandoura riches en couleurs, parée de bijoux en argent rehaussés de corail, la femme de Béjaïa danse au rythme de son cœur.


Regard

Comment cette Constantinoise pourrait-elle se manifester en public autrement que par le regard? On peut y lire une altière attitude. Elle est fière d’être d’une ville qui fut le berceau d’écoles théologiques et philosophiques prestigieuses.


Naturel

Toute la région des Aurès s’était soulevée comme un seul homme à la voix d’une seule femme. On la nommait « La Kahina »: la devineresse. Elle commandait la grande tribu des Jerâwa. Avec son peuple, elle avait vaincu les conquérants orientaux. Pour en venir à bout, ils leur a fallu envoyer des forces supplémentaires auxquelles La Kahina livra une bataille féroce, avant de succomber au milieu des siens. Un grand hommage à toutes les femmes, qui n’hésitent pas à se départir de leurs parures, au bénéfice de cette grande cause qu’est la liberté.


Le geste

La femme des Aurès, au geste naturel, porte avec simplicité des parures richement travaillées. Des chaînettes en anneaux ronds terminées par des breloques en forme : de  croissants, de langues d’oiseaux ou de mains stylisées, ainsi que des bracelets (Imquyasyn), témoignent de l’habilité du bijoutier.


Nakhla

«Elle s’appelait Nakhla, son sourire était doux comme l’aurore et dans Bou-Saada on enviait celui qui possèderait cette rose parfumée. Dans les vers qu’ils chantaient en son honneur, les poètes disaient: Ô Nakhla, ta beauté resplendit comme le soleil ! Retire-toi, car deux soleils dessècheraient le monde.»
Etienne Dinet «Le printemps des cœurs»



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