Symbolique [2]

Karakou

Le karakou est une tenue traditionnelle algéroise. Elle est réalisée en velours brodé de fil d’or. Cette jeune algéroise est accoudée à la balustrade qui surplombe le west-dar (patio). Sa silhouette est fine et son sourire radieux. La fête va durer toute la nuit au rythme des youyou d’allégresse. Elle sait qu’elle est belle. Elle brille de mille feux. Sa parure est complète, faite de perles en cascade.


Rituel M’zab

La pentapole du M’zab n’en finit pas d’envoûter l’étranger. Le style architectural est unique et a inspiré des constructions modernes dans l’Algérie septentrionale. La communauté mozabite est restée soudée dans un environnement naturel hostile. Une tradition de mariages groupés réunit les plus riches et les plus modestes. On célèbre en même temps au moins cinq à six mariages. La mariée ne porte pas de bijoux lors de ses noces, dont le caractère est d’abord religieux. Les bijoux et le costume représentés ici sont portés par les petites filles qui assistent au mariage.


Thoukhout

«Ce peuple auquel j’appartiens, peuple d’Algérie mais aussi peuple du monde, je lui donne ce qu’il y a de douloureux en moi, ce qu’il y a de plus beau en moi, c’est-à-dire, à la fois l’amour, la rage, la passion, la liberté»
Kateb Yacine – «L’homme libre»


Khôl

Bien que située sur les Hauts-plateaux, Bou-Saada a beaucoup de traits communs avec les oasis sahariennes. Paysages, luminosité, architecture et accueil des habitants sont autant d’éléments captivants de ce site. Que d’artistes sont tombés sous le charme, à commencer par Etienne Dinet. Cette jeune fille de Bou Saâda se livre aux mains expertes de celle qui la prépare à la cérémonie du mariage. La fraîcheur de son visage s’oppose aux mains rêches, rugueuses et habiles de l’adulte qui la maquille au « Khôl ».


Gardienne du temple

Nos mères, nos grand-mères et avant elles toutes nos aïeules ont été pétries, façonnées et moulées par la tradition. Victimes durant plusieurs générations, ces femmes n’ont-elles pas contribué à perpétuer leur propre sort? La femme est prisonnière, mais aussi gardienne du temple.


Allusion

Dans certaines régions du Hoggar, à chaque printemps est célébrée l’Ahlal. Fête de l’Amour courtois, où la passion et le désir s’expriment selon  un code social exigeant. Sous la tente, les jeunes filles jouent de l’imzad, pendant que les jeunes hommes s’engagent  dans des improvisations poétiques. Le jeune homme amoureux s’adressera à une jeune fille en particulier sans jamais  révéler son nom. Les allusions ne seront comprises que par celle à qui elles sont adressées. Si la jeune fille concernée accepte de répondre aux avances du jeune prétendant, alors elle se lèvera et l’invitera à s’asseoir auprès d’elle. L’homme aura proposé, elle aura décidé, reflet de la vie matriarcale.


L’ourane

L’ourane est un grand lézard du désert. La légende dit que c’est l’oncle maternel des Touareg. La queue de l’ourane est une arme redoutable. Lorsqu’elle fouette un homme, la trace reste à jamais gravée dans sa chair. Pour la Targuia, cette marque peut-être une cause de stérilité.


La révoltée

«Non, je ne mets pas en colère parce que l’on m’exploite. Non, je me mets en colère parce qu’on me vole mon sentiment de liberté.»
M’hamed Benguettaf – Pièce de théâtre «Fatma»


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